Tendre ma peau sur la ville pose un regard poétique sur le processus du vieillissement. Je suis fascineée par ces mutations, ces changements, ces altérations: je découvre un long poil blanc sur mon bras, un petit faisceau de veines sombres sur ma jambe, et je redécouvre mon corps.

Tendre ma peau sur la ville, en traitant le corps comme un paysage de poésie et d'emerveillement où se déploient lentement tous ces phénomènes naturels, interpelle le spectateur et questionne sa peur du vieillissement. Devant les terrains vagues de la ville transposés sur le corps, chacun est invité à s'arrêter un instant et à contempler ces signes qui nous transforment.

Mon paysage préféré est un lieu tranquille et négligé où naturellement s'opèrent de lentes et subtiles transformations.

Stretching my skin over the city takes a poetic look at the process of aging. I am fascinated by thes changes, mutations and alterations: I discover that there is a long fine white hair growing on my arm or new spider veins on my ankle and then I rediscover my body again.

Stretching my skin over the city, treats the body as a marvelous landscape in which natural phenomenon is slowly emerging, engaging the viewer to challenge their fears of aging.By transposing the little-used corners of the city over the body, one can take the time to meditate on these profound changes that mark our lives.

My favourite landscape is one that is left abandoned and allowed to follow a natural transformation.

crédits/ credits:

travail de/art project of Karen Hibbard

<karen.hibbard@sympatico.ca>

www.karenhibbard.ca

 

trame sonore/soundtracks by Zipertatou

(Jean-Philippe Thibault)

<zipertatou@hotmail.com>

 

soutien à la traduction et à la rédaction

assistance with editing & translations by Normand Baril

<baril55@hotmail.com>